Entre une pensée, un café, une cigarette et une rognure d’ongle, venez vous installer !

Aujourd’hui, c’est sur la figure qu’on porte l’uniforme

J’ai peut-être le temps de faire une liste stupide, de bonnes résolutions que je suis incapable de tenir. J’ai délaissé cet endroit et Internet en général; je ne suis pas sûre que cela soit si mauvais que cela pour ma santé mentale. Je n’ai vraiment pas l’intention de vous laisser des voeux de bonheur et de chihuahua peroxydation, parce que je n’ai pas de lecteurs ici, et que cela me convient bien (à l’inconnu vexé derrière cet écran : « Ave »). De toutes manières je n’ai jamais écrit pour faire plaisir à Untel ou à Chose et ce n’est pas aujourd’hui que cela commencera. A vrai dire, la notion d’ « avoir le temps est relative », puisqu’à défaut de ne pas le posséder, on avoue trop peu qu’on ne le trouve pas. Wah, j’entame l’année sur les chapeaux de roue avec des reflexions philosophiques profondes, le genre de truc que l’on sort lorsqu’on est complètement défoncé (et j’affirme : lucide). J’ai fait la fête avec une robe, j’ai englouti des petits fours, les meringues comme une femme enceinte, et ceci jusqu’au petit déjeuner. Je me demande comment quelqu’un peu croire que je mange autant sans grossir sans compenser comme une tarée par derrière. Mais depuis que j’ai mis quelques noms sur les symptômes avec lesquels je vis, je crois que je me porte mieux. Enfin, je m’en veux autant de n’être qu’un pion et d’aller à l’encontre de tous les principes si récurants dans mes discours. Non, je ne supporte pas ces un cinquième du monde qui veulent maigrir en reniant les quatre cinquième qui voudraient simplement manger. C’est pour cela qu’il y a des matins ou j’ai du mal à ne pas me haïr pour cet égoïsme incontrolable. C’est la première fois que je m’expose ainsi, j’ai presque peur que quelqu’un tombe sur ces quelques lignes, et me juge puérile ou superficielle. Je suis aussi profonde qu’une entaille, c’est bien cela le problème. Et me voilà priant pour qu’aucun de mes proches ne tombe sur ces lignes, alors qu’il s’agit de l’espace ouvert rempli de pédophiles suisses et hollandais prêts à me sauter dessus. Ah. Je n’ai pas le temps de promettre d’arrêter; elles sont ancrées en moi.

 

Je suis aussi égocentrique que les autres.  

2 janvier, 2009 à 19:41


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