Entre une pensée, un café, une cigarette et une rognure d’ongle, venez vous installer !
  • Accueil
  • > Non classé
  • > Libérez vous. Ceci n’est pas une incitation à sauter ce qui bouge, juste à lever le voile sur une honte injustifiée.

Libérez vous. Ceci n’est pas une incitation à sauter ce qui bouge, juste à lever le voile sur une honte injustifiée.

Est ce qu’au fond, on aimerait vivre tous nos rêves ? Peut-on imaginer une vie extraordinaire, équilibrée et parfaite qui ne soit pas d’une banalité affligeante ? J’ai peur du jour où l’on pourra décrypter les fantasmes les plus intimes d’autrui. Par une quelconque machine compliquée, que seuls de bornés scientifiques sauraient utiliser, s’imiscer dans une vie qui ne sera jamais la nôtre. Je veux dire, en temps qu’écrivain, je suis d’une curiosité de mère poule quant aux fréquentations de ses enfants, mais je me contente de bribes desquelles j’aime broder. Mon art, c’est de la couture, mais au fond, cela serait plus du patchwork qu’un tricotage strict et sur organisé. Parfois, on aurait besoin d’un dé pour sortir indemne du combat. Je me détruis en composant des textes, j’écris pour remettre les briques et Lego qui me composent en place. Cercle vicieux ou vertueux, je m’y perdrais presque. Il y a quelque jours, une femme a demandé le divorce. Banal, me direz vous. Cause : l’avoir trompé virtuellement sur Second Life. Alors au fond, plus grand chose ne sait m’étonner. Le genre que j’aime lire, la science fiction et le post-apocalyptique sauront peut-être faire part du quotidien de Monsieur tout le monde. «  Chéri, met ta bouteille d’O2 fraîche, tu es en retard pour ta school conference« .

Au delà de ça, puisque cela me traverse l’esprit…Je ne suis pas une fille très secrète. A vrai dire, j’ai très peu de tabous, néanmoins, pas l’impression d’être plus exhibitionniste que tous ses couples qui manquent de se baiser sur le trottoir, et de toutes ses comédiennes péroxydées aux voix situées à 16 sur l’échelle de Richter, qui font juter ce qui me sert de meilleurs amis hétéros. Peut-on me traiter de pute et de salope pour aimer ce plaisir qui nous a tant été défendu, comme si seul l’homme pouvait récolter les fruits des efforts qu’il aurait mis en oeuvre pour courtiser ce vagin sur patte qu’est la femme ?

 

 

24 novembre, 2008 à 20:56


Laisser un commentaire