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Il ne faut pas admirer bêtement le génie américain. Sa superficialité se résume en un paradoxe: il est interdit d’écrire ses opinions sur la statue de la Liberté.

Elle minaude, même si ses talons aiguille lui blessent les chevilles, entamant sa peau dorée. Je remarque qu’elle vascille comme une petite fille qui voudrait jouer à la princesse en usurpant les chaussures de sa mère. Sa jupe est trop courte et dévoile des baguettes tordues qui lui servent de jambes. Quand elle s’assied, un pied chevauchant l’autre, l’indécence est franchie. Mon bras semble plus épais que ce fin fil de fer. Le flacon indique « ambre d’été« . On dirait plutôt qu’elle a répandu du jus de carotte sur ce corps dont la perfection est déroutante. Ne parlez pas de politique, elle s’en contrebalance. La musique qu’elle écoute sur l’Ipod Touch rose fluo oblige, dépourvu de la moindre rayure est formatée. Elle est ce que je ne veux jamais être. Plus qu’une bimbo qui secoue ses obus refaits en tout sens, plus qu’une allumeuse. Elle n’est qu’un leurre. Au fond, sous ce faible soleil de novembre, il ne m’aurait pas paru improbable qu’elle ne fonde comme la tablette de chocolat auquelle, obsédée par son régime, elle n’a jamais dû toucher.  

17 novembre, 2008 à 21:07


Un commentaire pour “Il ne faut pas admirer bêtement le génie américain. Sa superficialité se résume en un paradoxe: il est interdit d’écrire ses opinions sur la statue de la Liberté.”


  1. Ta Hilde écrit:

    Merde Waho Lynn, Ecrit un livre. [L].


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